Facturation électronique : les 10 contrôles à effectuer après le 1er septembre 2026

Le 1er septembre 2026 est arrivé.

Depuis des mois, les entreprises se préparent à la réforme de la facturation électronique : choix d’une Plateforme Agréée, inscription, mise à jour des logiciels, paramétrage, formation des équipes…

Mais être inscrit sur une plateforme et disposer d’un logiciel compatible ne signifie pas nécessairement que tout fonctionne correctement.

C’est même maintenant que commence probablement la partie la plus importante du projet : vérifier le fonctionnement réel de toute la chaîne de facturation électronique.

Car entre la théorie et la réalité opérationnelle, il peut rester quelques écarts.

Une facture qui n’arrive pas au bon endroit. Un statut qui ne remonte pas. Un utilisateur qui n’a pas les bons droits. Une version de logiciel qui n’est pas à jour. Une interface avec un outil tiers qui ne fonctionne plus comme prévu.

Chez BLC, c’est précisément sur ce « dernier kilomètre » que nous recommandons désormais aux entreprises de concentrer leur attention.

Voici 10 contrôles à effectuer après le 1er septembre 2026.

1. Vérifier que votre entreprise est correctement rattachée à sa Plateforme Agréée

Premier contrôle, probablement le plus évident : s’assurer que l’inscription de l’entreprise à sa Plateforme Agréée est réellement opérationnelle.

Il ne suffit pas d’avoir initié une procédure d’inscription.

Il faut notamment vérifier :

  • que l’entreprise est bien enregistrée ;
  • que les informations d’identification sont exactes ;
  • que le rattachement à la plateforme est effectif ;
  • que les établissements concernés sont correctement identifiés ;
  • que la plateforme peut effectivement recevoir les factures destinées à l’entreprise.

Une anomalie à ce niveau peut bloquer l’ensemble du processus.

Le premier test à réaliser est donc simple : votre entreprise est-elle réellement identifiable et joignable dans le nouveau circuit de facturation électronique ?

2. Tester la réception d’une vraie facture électronique

Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France doivent pouvoir recevoir des factures électroniques.

Le meilleur moyen de vérifier que cela fonctionne reste donc… d’en recevoir une.

L’objectif est de tester l’ensemble du parcours :

Fournisseur → Plateforme Agréée → logiciel de gestion ou outil comptable → utilisateur

Vérifiez notamment :

  • que la facture arrive ;
  • qu’elle arrive dans la bonne société ;
  • qu’elle est visible par les bonnes personnes ;
  • que les données sont correctement interprétées ;
  • que le document associé est accessible ;
  • qu’aucune information essentielle n’est perdue lors du transfert.

Ne vous contentez pas de vérifier qu’un flux technique existe.

Il faut contrôler que la facture est réellement exploitable par la personne qui doit la traiter.

3. Vérifier les versions de vos logiciels

La facturation électronique repose sur une chaîne de composants logiciels.

Et une seule brique trop ancienne peut suffire à perturber le fonctionnement du dispositif.

C’est particulièrement important pour les entreprises qui utilisent des ERP ou logiciels de gestion installés depuis plusieurs années.

Posez-vous une question simple :

Sommes-nous réellement sur les versions permettant d’utiliser les fonctions dont nous avons besoin ?

Dans l’écosystème Sage 100, par exemple, les fonctionnalités liées à la réforme ont été déployées progressivement dans les versions 12.x. La version 12.25 est la dernière en date au moment où j’écris ces lignes mais je sais aussi que c’est la 12.30 qui permettra, par exemple, l’envoi des factures auprès de Chorus.
Dans d’autre écosystème comme Pennylane par exemple, moins de galères puisque l’on parle de soft Saas et donc mis à jour en temps réel, une galère en moins.

Il faut donc contrôler :

  • la version de Sage 100 ;
  • les éventuelles mises à jour nécessaires ;
  • les composants associés ;
  • les postes utilisateurs ;
  • les connecteurs ;
  • les services communiquant avec la Plateforme Agréée.

La conformité d’un éditeur ne signifie pas automatiquement que votre installation actuelle dispose de toutes les fonctionnalités nécessaires.

4. Tester les statuts de facture

C’est probablement l’un des sujets les plus importants — et l’un des moins visibles avant le démarrage réel.

La facturation électronique ne consiste pas simplement à transmettre un fichier.

Une facture possède un cycle de vie.

Selon les situations et les solutions utilisées, différents statuts doivent pouvoir circuler entre les acteurs du système.

Il faut donc vérifier :

  • quels statuts sont gérés par votre logiciel ;
  • lesquels sont transmis à votre Plateforme Agréée ;
  • lesquels reviennent vers votre système de gestion ;
  • qui doit intervenir lorsqu’un changement de statut nécessite une action.

Le point essentiel est de définir clairement quel système est responsable de quelle information.

Dans un système comportant plusieurs logiciels, une mauvaise gestion des statuts peut rapidement créer des incohérences.

5. Tester volontairement un cas de rejet ou d’anomalie

Un système ne se teste pas uniquement lorsqu’il fonctionne.

Il faut également savoir ce qu’il se passe lorsqu’il ne fonctionne pas.

Créez, dans un environnement adapté lorsque cela est possible, un scénario permettant de comprendre le traitement d’une anomalie.

Puis vérifiez :

  • où apparaît l’erreur ;
  • qui reçoit l’information ;
  • si le message est compréhensible ;
  • quelle action doit être réalisée ;
  • comment la facture peut ensuite être corrigée et retraitée.

Une organisation réellement prête n’est pas celle qui ne rencontre jamais de problème.

C’est celle qui sait identifier, comprendre et résoudre rapidement le problème lorsqu’il arrive.

6. Vérifier les droits et accès des utilisateurs

La réforme a souvent été pilotée par quelques personnes : direction financière, responsable comptable, DSI, intégrateur ou expert-comptable.

Mais à partir du moment où le système entre en production, beaucoup plus d’utilisateurs peuvent être concernés.

Assurez-vous notamment que :

  • les bonnes personnes ont accès aux factures ;
  • les droits correspondent à leurs responsabilités ;
  • les utilisateurs savent où retrouver les documents ;
  • les absences et remplacements sont anticipés ;
  • l’administration du système ne dépend pas d’une seule personne.

Ce point semble basique.

Il devient pourtant critique le jour où la seule personne disposant des droits nécessaires est absente.

7. Vérifier les interfaces avec vos autres logiciels

C’est probablement là que la facturation électronique révèle un sujet beaucoup plus large.

Dans beaucoup d’entreprises, une facture ne reste jamais dans un seul logiciel.

Elle peut circuler entre :

  • l’ERP ;
  • la comptabilité ;
  • une solution de dématérialisation ;
  • une Plateforme Agréée ;
  • un outil de trésorerie ;
  • un CRM ;
  • un logiciel métier ;
  • un outil de reporting ;
  • un workflow de validation.

Chaque interface constitue un point potentiel de rupture.

Après le 1er septembre, il faut donc vérifier que la réforme n’a pas simplement été traitée dans le logiciel principal, mais dans l’ensemble du système d’information.

Le sujet n’est plus seulement la conformité.

Le sujet devient l’interopérabilité.

8. Contrôler la qualité des données

La facturation électronique augmente mécaniquement l’importance de la qualité de vos référentiels.

Un mauvais SIREN, une adresse incorrecte, une information client obsolète ou un paramétrage fiscal incohérent peuvent avoir beaucoup plus de conséquences dans un système automatisé.

C’est donc le bon moment pour contrôler :

  • les fiches clients ;
  • les fiches fournisseurs ;
  • les informations légales ;
  • les identifiants ;
  • les données fiscales ;
  • les coordonnées des établissements ;
  • les modes de facturation.

Pendant des années, certaines erreurs pouvaient être corrigées manuellement au fil de l’eau.

Dans un environnement de plus en plus automatisé, une mauvaise donnée se propage beaucoup plus vite.

La qualité du référentiel devient donc un véritable sujet de performance.

9. Vérifier que les équipes savent réellement quoi faire

Une formation réalisée plusieurs mois auparavant ne garantit pas que tout le monde maîtrise le nouveau processus.

Après les premiers jours d’utilisation, prenez le temps de poser quelques questions très concrètes aux utilisateurs :

  • Où retrouvez-vous une facture reçue ?
  • Que faites-vous lorsqu’elle est rejetée ?
  • Qui contactez-vous en cas de problème ?
  • Comment savez-vous qu’une facture est bien transmise ?
  • Où voyez-vous son statut ?
  • Quel outil fait foi en cas d’information différente entre deux systèmes ?

Si les réponses ne sont pas claires, le processus ne l’est probablement pas non plus.

C’est une conviction que nous défendons depuis longtemps chez BLC :

un logiciel ne crée pas de valeur à lui seul.

La technologie fonctionne lorsqu’elle est comprise, adoptée et intégrée dans un processus maîtrisé par les utilisateurs.

10. Documenter ce qui se passe réellement

Dernier contrôle : comparez le processus imaginé avant le projet avec celui qui existe réellement après quelques jours ou semaines d’utilisation.

Il y aura probablement des différences.

Et c’est normal.

Documentez :

  • les étapes réelles ;
  • les responsabilités ;
  • les erreurs rencontrées ;
  • les procédures de résolution ;
  • les points de contrôle ;
  • les éventuelles ressaisies ;
  • les automatisations possibles ;
  • les interfaces à améliorer.

Puis posez-vous une dernière question :

avons-nous simplement rendu notre ancien processus conforme, ou avons-nous réellement profité de la réforme pour l’améliorer ?

C’est probablement là que se trouve l’enjeu le plus intéressant de la facturation électronique.

Le 1er septembre n’était pas la ligne d’arrivée

Pendant plusieurs mois, le 1er septembre 2026 a naturellement été présenté comme une échéance.

En réalité, pour beaucoup d’entreprises, il s’agit davantage d’un point de départ.

Le démarrage du dispositif va permettre d’identifier les vrais sujets :

  • les flux qui fonctionnent ;
  • ceux qui fonctionnent moins bien ;
  • les données à corriger ;
  • les processus à revoir ;
  • les utilisateurs à accompagner ;
  • et les logiciels qui doivent mieux communiquer.

La réforme de la facturation électronique ne devrait donc pas être considérée uniquement comme une obligation réglementaire.

Elle constitue aussi une occasion assez exceptionnelle de regarder comment circule l’information financière dans l’entreprise.

Et parfois de découvrir qu’avant même de parler d’intelligence artificielle ou d’automatisation, faire correctement communiquer les outils que l’entreprise possède déjà peut permettre de gagner énormément de temps.

BLC peut vous accompagner dans cette phase de contrôle

Vous utilisez Sage 100, Pennylane ou plusieurs solutions connectées à votre processus financier ?

Les équipes BLC peuvent vous accompagner dans la vérification de vos flux de facturation électronique, de vos versions, de vos interfaces et de vos processus.

Notre objectif n’est pas simplement de vérifier qu’un logiciel est installé.

Il est de nous assurer que l’ensemble fonctionne réellement dans votre organisation.

Parce que la conformité est indispensable.

Mais la vraie réussite du projet se mesure surtout lorsque la technologie simplifie effectivement le quotidien des équipes.

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