Replay Webinar : Sage 100 – Les nouveautés de la version 12.11
En Bref
La version 12.11 de Sage 100 apporte surtout des évolutions liées à la réforme de la facture électronique, avec une forte préparation à l’échéance du 1er septembre 2026. Le webinar rappelle que les entreprises devront d’abord être capables de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée, avant l’obligation généralisée d’émettre pour tous en 2027. Côté Sage 100, les nouveautés concernent principalement la comptabilité, la gestion commerciale et les moyens de paiement. On retient notamment la gestion des cycles de vie de facture, le suivi des statuts de transmission, l’inscription à la plateforme Sage, de nouveaux contrôles avant envoi, ainsi que l’apparition de Sage Connect comme portail de suivi des factures, paiements et relances. Le webinar insiste aussi sur l’intérêt de rejoindre la phase pilote dès maintenant pour anticiper les tests, éviter les blocages au dernier moment et sécuriser les processus avant l’été 2026. Enfin, plusieurs réponses précisent que Sage Connect n’est pas équivalent à ACS, qui reste surtout utile pour les workflows de validation et les automatisations comptables plus fines.
Sage 100 v12.11 : les nouveautés et les impacts de la facture électronique
La version 12.11 de Sage 100 s’inscrit clairement dans la continuité de la v12.10 : son objectif principal est de préparer les entreprises à la réforme de la facture électronique.
Le webinar ne s’est donc pas limité à une simple liste de nouveautés techniques. Il a surtout expliqué comment Sage 100 commence à intégrer les futurs usages liés à la réception, à l’émission, au suivi et au traitement des factures électroniques dans un cadre réglementaire qui approche vite.
L’idée générale est simple : cette version prépare le terrain, en particulier pour les entreprises qui utilisent Sage 100 Comptabilité, Gestion commerciale et Moyens de paiement.
Le contexte réglementaire à retenir
À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises concernées devront être capables de recevoir leurs factures électroniques via une plateforme agréée.
L’obligation d’émettre des factures électroniques sera progressive, avec une généralisation complète en septembre 2027.
Cela veut dire qu’une entreprise peut commencer à recevoir des factures électroniques de grands fournisseurs avant même d’être elle-même obligée d’en envoyer à tous ses clients. C’est l’un des points importants soulignés pendant le live.
Ce que cela implique concrètement
Les grands fournisseurs seront parmi les premiers à entrer dans le dispositif. Les entreprises devront donc être prêtes à :
- recevoir les factures fournisseurs dans une plateforme agréée ;
- suivre les statuts de ces factures ;
- gérer certains motifs de refus ou d’acceptation ;
- fiabiliser les données tiers et d’adressage ;
- tester les flux avant la date de mise en production obligatoire.
Les nouveautés côté Sage 100 Comptabilité
La comptabilité est l’un des modules les plus concernés par cette version, principalement à cause de la réforme.
Connexion à la plateforme Sage et phase pilote
Sage 100 permet désormais de travailler avec la plateforme Sage dans le cadre de la facture électronique.
Le webinar rappelle qu’une phase pilote est ouverte depuis le 26 février 2026. Cette phase permet de tester les flux sur des environnements réels, avant l’obligation légale.
L’intervenant recommande clairement de rejoindre cette phase pilote dès que possible, afin de :
- découvrir le fonctionnement réel des échanges ;
- identifier les blocages en amont ;
- éviter une mise en route dans l’urgence à l’été 2026 ;
- sécuriser les futurs processus de réception et d’émission.
Gestion des motifs du cycle de vie des factures
Dans Fichier > Paramètres société > Facture électronique, Sage 100 intègre désormais la gestion des motifs de cycle de vie de facture.
Ces motifs correspondent aux statuts et événements qui jalonnent la vie d’une facture électronique. Certains sont obligatoires, d’autres facultatifs.
L’objectif est de permettre à Sage de suivre une logique normée, conforme aux exigences réglementaires.
Gestion du statut “refusé”
Lorsqu’une facture électronique est refusée, l’acheteur doit motiver ce refus avec :
- un code motif ;
- un commentaire.
Le webinar précise que ce refus ne correspond pas à un simple désaccord commercial sur le montant ou la quantité. Il concerne surtout des cas précis, comme :
- une suspicion de fraude ;
- une facture adressée à la mauvaise société ;
- une anomalie de destinataire.
Ces informations sont ensuite transmises à l’émetteur de la facture.
Publication et gestion des données d’adressage
Lors de l’inscription à la plateforme, les identifiants comme le SIREN et le SIRET sont pris en compte pour le routage des factures.
Mais ce n’est pas toujours suffisant. Dans certains cas, il faut gérer :
- des suffixes ;
- des codes de routage ;
- des identifiants d’adressage particuliers.
Cela permet d’assurer une bonne mise à jour de l’annuaire public et un bon acheminement des factures entre plateformes.
Gestion des identifiants d’adressage côté client
Dans les fiches clients, un volet dédié à la facture électronique permet de saisir les informations d’adressage.
Cela concerne notamment les clients français assujettis à la TVA. Le webinar rappelle d’ailleurs que même les auto-entrepreneurs en franchise de TVA restent concernés s’ils sont assujettis.
Un identifiant d’adressage par défaut peut être défini.
Authentification avec Sage ID
Autre évolution importante : l’arrivée du Sage ID comme mode d’authentification.
Jusqu’ici, les connexions pouvaient se faire via :
- un compte Sage interne ;
- un compte Microsoft / Office 365 ;
- un compte Windows / Active Directory.
La v12.11 ajoute la connexion via Sage ID, qui deviendra nécessaire pour certains nouveaux services, notamment ceux liés à l’IA et aux services connectés.
Un administrateur peut modifier ce mode d’authentification depuis la gestion des utilisateurs, en associant obligatoirement une adresse email à chaque utilisateur concerné.
Améliorations API SIREN et VIES
Le webinar évoque aussi deux services utiles à la qualité des données tiers.
API SIREN
Elle permet de rechercher automatiquement les informations d’une entreprise à partir de sa dénomination et de récupérer certains éléments de sa fiche.
L’optimisation apportée vise à mieux reprendre la dénomination lorsqu’une dénomination usuelle n’est pas renseignée.
API VIES
Elle permet de vérifier l’existence d’un numéro de TVA intracommunautaire.
Un message d’erreur plus explicite est désormais affiché si le service est indisponible. En revanche, le webinar rappelle aussi que ce service peut parfois être instable.
Les nouveautés côté Sage 100 Moyens de paiement
La partie “Moyens de paiement” a moins de nouveautés, mais quelques évolutions ont été présentées.
Nouveau format de virement
Le format pain.001.001.09 est désormais disponible pour :
- les virements SEPA ;
- certains virements internationaux XML non SEPA.
Ce format doit être paramétré au niveau de la banque société.
Le point d’attention signalé pendant le webinar : la transmission de ce fichier se fait exclusivement via Sage Flux Bancaires, et non via Sage Direct.
Formats ISO 20022 COPS
Sage 100 Moyens de paiement prend aussi en charge certains formats ISO 20022 COPS pour les virements et prélèvements, notamment pour des contextes spécifiques comme la Polynésie française ou la Nouvelle-Calédonie.
Là encore, la transmission passe par Sage Flux Bancaires.
Les nouveautés côté Sage 100 Gestion commerciale
La gestion commerciale évolue elle aussi, avec plusieurs nouveautés directement liées à la facture électronique.
Transmission des factures clients
Un menu dédié permet désormais de transmettre les factures clients vers la plateforme.
Le webinar insiste sur un point important : cela ne remplace pas le fonctionnement habituel de la gestion commerciale. Les processus de vente restent les mêmes, mais un nouveau canal de transmission s’ajoute.
Nouveau statut “synchronisé”
Une nouveauté importante de la v12.11 est l’apparition du statut “synchronisé” pour les factures transmises.
Ce statut indique que la facture a bien été enregistrée sur la plateforme.
C’est une amélioration concrète pour le suivi, car elle permet de distinguer plus clairement les factures effectivement prises en charge.
Qualification du type de flux fiscal
Chaque facture émise doit être qualifiée selon son type de flux fiscal, par exemple :
- B2B France assujetti ;
- B2B international ;
- B2B non assujetti TVA.
Cette information devient visible au niveau de la facture et est aussi portée dans le flux électronique.
Aide à la correction avant transmission
Avant l’envoi d’une facture, Sage effectue des contrôles pour vérifier la présence des données obligatoires.
En cas d’erreur, une fenêtre d’aide à la correction est proposée. C’est utile pour éviter un rejet par la plateforme ou par le destinataire.
Remontée et intégration des règlements clients
Les règlements saisis dans Sage 100 Gestion commerciale peuvent remonter dans Sage Connect pour enrichir le suivi.
À l’inverse, les paiements enregistrés en ligne via des services comme Stripe ou PayPal peuvent être réintégrés dans la gestion commerciale et rapprochés automatiquement des factures concernées.
Fonction de duplication de ligne
En dehors de la facture électronique, une nouveauté plus opérationnelle a été mentionnée : la possibilité de dupliquer une ligne de document depuis le bouton d’action.
Cela permet de reprendre rapidement les informations d’une ligne existante dans le bandeau de saisie.
Optimisation du multi-emplacement
L’activation de la gestion du multi-emplacement par dépôt a été optimisée, avec une réduction du délai de traitement.
C’est une amélioration technique, mais utile pour les structures qui manipulent plusieurs emplacements de stock.
Sage Connect : un portail central pour suivre les flux
L’un des messages forts du webinar est que Sage Connect ne doit pas être vu comme un simple portail d’accès aux factures.
C’est plutôt un hub de services autour de la facture électronique.
Ce que Sage Connect permet de faire
Depuis cette interface, il devient possible de suivre :
- les factures clients ;
- les factures fournisseurs ;
- les paiements clients ;
- les paiements fournisseurs ;
- les factures à vérifier ;
- certains échanges de messagerie ;
- des actions de relance et de suivi.
L’intervenant explique aussi que Sage Connect doit progressivement accueillir d’autres services, comme :
- le recouvrement ;
- les relances ;
- l’encaissement ;
- le paiement de factures ;
- d’autres services connectés à venir.
Vision d’ensemble des usages
| Fonction | Sage Connect |
|---|---|
| Suivi des factures clients | Oui |
| Suivi des factures fournisseurs | Oui |
| Visualisation des paiements | Oui |
| Gestion des relances | Oui, selon les services activés |
| Portail central de suivi | Oui |
Sage Connect ou ACS : quelle différence ?
C’est une question importante du live.
L’intervenant a insisté sur le fait que Sage Connect et ACS ne répondent pas au même besoin.
Ce que fait Sage Connect
Sage Connect permet principalement de :
- recevoir et suivre des factures électroniques ;
- automatiser une partie de l’intégration en comptabilité ;
- gérer le suivi, certains paiements et certaines relances ;
- centraliser les flux liés à la réforme.
Ce que fait ACS en plus
ACS devient particulièrement utile quand il faut :
- mettre en place des workflows de validation ;
- gérer des bons à payer ;
- automatiser des règles de comptabilisation plus fines ;
- comptabiliser selon les lignes de facture et non seulement en entête / pied.
Le webinar donne un exemple très concret : si un fournisseur facture plusieurs types de produits et que chaque ligne doit partir dans un compte comptable différent, ACS est plus adapté que Sage Connect.
Comparatif simple
| Besoin | Sage Connect | ACS |
|---|---|---|
| Réception de factures électroniques | Oui | Oui, via intégration |
| Suivi des statuts | Oui | Partiellement selon usage |
| Workflow de validation | Limité | Oui |
| Bon à payer | Non | Oui |
| Comptabilisation simple entête/pied | Oui | Oui |
| Comptabilisation détaillée par ligne | Non | Oui |
Les conseils pratiques donnés pendant le webinar
L’intervenant a partagé plusieurs recommandations assez claires.
Rejoindre la phase pilote
Le message principal est de ne pas attendre l’été 2026. La phase pilote sert justement à tester, corriger et sécuriser les usages.
Ne pas surcharger les mises à jour manuelles des tiers trop tôt
Une amélioration du contrôle de cohérence tiers a été annoncée pour les mois suivants. L’idée est donc d’éviter certaines ressaisies manuelles si une amélioration automatisée arrive bientôt.
Anticiper l’organisation interne
La réforme ne concerne pas seulement la technique. Elle touche aussi :
- les règles d’adressage ;
- les choix de plateforme ;
- les circuits de traitement ;
- les validations ;
- la gestion des paiements ;
- l’automatisation comptable.
Points de vigilance soulevés pendant le live
Quelques réserves ou limites ont aussi été évoquées.
Tout ne se joue pas uniquement dans Sage
Si une entreprise choisit une autre plateforme agréée que celle de Sage, il faut alors organiser l’interconnexion entre la gestion commerciale et cette autre plateforme.
Cela peut passer par une API ou par d’autres mécanismes, mais cela ajoute de la complexité.
Les tests sont indispensables
Certaines questions posées pendant le live montrent que plusieurs cas concrets doivent encore être validés en conditions réelles :
- gestion des tiers payeurs ;
- routage spécifique ;
- articulation avec certains outils métiers ;
- comportement exact selon les plateformes utilisées.
Attention aux confusions entre outils
Le webinar rappelle qu’il ne faut pas confondre :
- Sage Facture ;
- Sage Connect ;
- ACS ;
- la plateforme agréée Sage ;
- les autres outils tiers du marché.
Chaque outil a son rôle.
✅ Réponses aux questions posées pendant le live
Sage 100 ne communiquera pas automatiquement avec une autre plateforme sans mise en place spécifique. Il faudra généralement passer par une API ou par une interconnexion adaptée. Il a aussi été précisé qu’une entreprise peut avoir plusieurs plateformes agréées selon ses besoins.
Oui, c’est recommandé. Pendant la phase de test, il est préférable de conserver un envoi classique en parallèle afin d’éviter tout blocage opérationnel. L’objectif est de tester les flux sans perturber la facturation réelle.
Le SIRET suffit dans de nombreux cas, mais pas dans tous. Certaines structures ou certains secteurs utilisent des identifiants spécifiques ou des règles de routage particulières. C’est pour cela que Sage prévoit des champs complémentaires d’adressage.
Oui. La recommandation donnée pendant le webinar est de passer directement à la version 12.11, qui intègre les nouveautés les plus récentes liées à la facture électronique.
Non. Sage Connect sert surtout à recevoir, suivre et exploiter les flux liés à la facture électronique, avec une automatisation simple. ACS va plus loin dès qu’il faut mettre en place des workflows de validation, des bons à payer ou des automatisations comptables plus poussées.
Non, ACS n’est pas obligatoire dans tous les cas. Il devient surtout utile lorsque l’entreprise a des besoins avancés de validation et de comptabilisation détaillée.
Pas forcément. Dans un besoin simple, Sage Connect peut suffire pour recevoir les factures électroniques et automatiser une comptabilisation basique. ACS devient pertinent lorsqu’il faut gérer des validations ou des règles plus fines, notamment par ligne de facture.
Pas totalement. Sage Connect peut automatiser une comptabilisation simple, surtout en entête et pied de facture. En revanche, pour une logique plus détaillée, par exemple avec des règles différentes selon les lignes de facture, ACS reste plus adapté.
Oui. Le webinar explique que Sage Connect est pensé comme un hub de suivi plus large que la seule facture électronique. Il permet aussi de suivre des paiements, des relances et d’autres services connectés.
Oui. Les deux outils ne s’excluent pas. Sage Connect peut servir de portail et de point de suivi, tandis qu’ACS continue de gérer les automatisations et validations plus avancées côté traitement comptable.