Replay Webinar : Pennylane lance son nouveau module de trésorerie
En Bref
Pennylane a présenté une nouvelle version de son module de trésorerie, avec l’ambition de proposer un outil de pilotage simple, fiable et de plus en plus automatisé. L’idée centrale est de s’appuyer sur toutes les données déjà présentes dans Pennylane : banque, facturation, comptabilité, fiscalité, achats; pour construire un prévisionnel de trésorerie plus précis qu’avec un outil isolé. Le module permet déjà de centraliser les comptes bancaires, de suivre le réalisé, de catégoriser les flux, de créer des prévisions manuelles et de les enrichir automatiquement avec les factures clients et fournisseurs en attente. L’utilisateur peut aussi choisir quels statuts de factures intégrer dans les prévisions. La roadmap est ambitieuse sur 18 mois, avec plusieurs évolutions attendues : import Excel, vue hebdomadaire ou journalière, estimation de TVA, comparaison réalisé/prévisionnel, remboursements d’emprunt, multi-scénarios et vision groupe. Pennylane avance donc par étapes, avec une logique de co-construction très forte avec les utilisateurs.
Pennylane lance son nouveau module de trésorerie
Le webinar présentait la nouvelle version du module de trésorerie de Pennylane, avec une ambition claire : proposer un outil à la fois simple, fiable et profondément connecté à l’ensemble des données de l’entreprise. L’idée n’est pas simplement de suivre son solde bancaire, mais de transformer la trésorerie en véritable outil de pilotage.
Pour en parler, Sylvain recevait Philippe, Product Manager en charge du sujet chez Pennylane. Son parcours est intéressant puisqu’il a lui-même créé un logiciel de trésorerie avant de rejoindre Pennylane, ce qui lui donne une vision très concrète des besoins terrain.
Une vision : fiabiliser la trésorerie grâce à la donnée
Le cœur de la proposition de Pennylane repose sur un constat simple : la trésorerie est souvent mal pilotée non pas par manque d’outils, mais par manque de données fiables et centralisées.
Dans beaucoup d’entreprises, les informations sont dispersées entre plusieurs systèmes : banque, facturation, comptabilité, paie, achats… Résultat, le prévisionnel est souvent construit à la main, sur Excel, avec des hypothèses parfois approximatives.
Ce que Pennylane veut changer, c’est précisément cela.
Plutôt que de demander aux utilisateurs de ressaisir des informations, l’outil vient exploiter directement les données déjà présentes dans la plateforme : les factures, les échéances fiscales, les transactions bancaires ou encore les emprunts. Cette centralisation permet de construire un prévisionnel beaucoup plus réaliste et surtout évolutif dans le temps.
L’objectif n’est pas de concurrencer frontalement les outils ultra spécialisés de trésorerie, mais de proposer une solution suffisamment puissante pour couvrir la majorité des besoins, tout en restant simple à utiliser et intégrée au quotidien.
Un module encore jeune, mais avec une roadmap claire
Philippe a été très transparent : ce nouveau module est une première brique, sortie fin janvier 2026. Il apporte déjà de la valeur, mais il est encore en construction.
La roadmap est pensée sur environ 18 mois, avec une logique d’amélioration continue. L’équipe ne cherche pas à tout faire d’un coup, mais plutôt à avancer étape par étape, en priorisant les fonctionnalités en fonction des retours utilisateurs.
Ce point est important, car il montre une vraie volonté de co-construire le produit. Les feedbacks viennent de plusieurs sources : utilisateurs, support, commerciaux, bêta-testeurs… et même directement des webinars comme celui-ci.
Les limites actuelles du pilotage de trésorerie
Avant de plonger dans l’outil, le webinar a rappelé pourquoi la trésorerie reste un sujet complexe dans beaucoup d’entreprises.
D’abord, il y a un problème de fragmentation. Les données sont réparties dans plusieurs outils, ce qui oblige à faire des consolidations manuelles. Cela prend du temps et introduit des risques d’erreur.
Ensuite, les prévisions sont souvent incomplètes. Certaines informations clés — comme la TVA, les salaires ou les engagements fournisseurs — ne sont pas toujours intégrées correctement. Le résultat, c’est un prévisionnel qui peut sembler juste… mais qui ne reflète pas la réalité.
Enfin, ces approximations peuvent avoir un impact direct sur les décisions. Une entreprise peut penser qu’elle a suffisamment de trésorerie alors qu’un creux arrive, ou au contraire freiner un investissement alors qu’elle a du cash disponible.
C’est précisément ce type de problématique que Pennylane cherche à résoudre. 💡
Comment fonctionne le module aujourd’hui
Le module de trésorerie s’articule autour de trois éléments clés : le réalisé, le prévisionnel et les flux à venir. C’est la combinaison de ces trois dimensions qui permet d’obtenir une vision cohérente.
Une base solide : la connexion bancaire
Tout commence par la connexion des comptes bancaires. Pennylane récupère automatiquement les transactions et les soldes, ce qui permet d’avoir une vision fiable du passé.
L’utilisateur peut travailler avec un seul compte ou consolider plusieurs comptes pour avoir une vision globale de sa trésorerie. Cette base est essentielle, car elle alimente toute la partie “réalisée”.
Une structuration intelligente avec les catégories
Pour rendre la trésorerie lisible, Pennylane repose sur un système de catégories et sous-catégories. C’est un point clé du module.
Plutôt que d’avoir une vision brute des flux, l’utilisateur peut organiser ses encaissements et décaissements selon sa propre logique : marketing, RH, prestations, fiscalité… Chaque entreprise peut adapter cette structure à son activité.
Ce système permet d’obtenir une lecture beaucoup plus fine, sans être figée. On peut aller très loin dans le détail… ou rester volontairement simple.
L’importance de la catégorisation
Pour que tout fonctionne correctement, il est nécessaire d’associer chaque flux à une catégorie. Cela peut se faire manuellement, mais aussi automatiquement grâce à des règles.
Une fois les flux bien catégorisés, le tableau de trésorerie devient beaucoup plus lisible. Et surtout, cela permet d’exploiter les données dans le prévisionnel.
À noter qu’un système de lignes “non catégorisées” permet de repérer rapidement ce qui reste à traiter, ce qui évite de perdre des informations en cours de route.
Du réalisé au prévisionnel : le vrai cœur du module
Là où le module devient vraiment intéressant, c’est dans la construction du prévisionnel.
Une première couche : le budget manuel
L’utilisateur peut définir ses propres prévisions, en saisissant des montants ponctuels ou récurrents. Par exemple, prévoir un abonnement mensuel, un investissement ou un emprunt à venir.
Cette partie fonctionne un peu comme un budget classique. Elle permet de définir une trajectoire, mais reste basée sur des hypothèses.
Une deuxième couche : les flux réels à venir
C’est ici que Pennylane apporte une vraie valeur.
Le module vient automatiquement enrichir le prévisionnel avec les éléments concrets déjà présents dans l’outil : factures clients non payées, factures fournisseurs à régler, retards de paiement…
L’utilisateur peut choisir précisément ce qu’il veut inclure dans ses prévisions, en fonction de ses process internes. Cette flexibilité est importante, car toutes les entreprises ne fonctionnent pas de la même manière.
Une logique de fiabilisation automatique
Quand une prévision manuelle et un flux réel coexistent, Pennylane applique une règle simple : privilégier l’information la plus fiable.
Concrètement, si une facture réelle dépasse la prévision, c’est elle qui est prise en compte. À l’inverse, si la prévision est plus élevée, elle peut être conservée.
Ce mécanisme permet d’éviter de surcharger l’utilisateur avec des ajustements permanents, tout en gardant une projection cohérente.
Des améliorations déjà très utiles
Même si le module est encore jeune, certaines fonctionnalités apportent déjà un vrai confort.
Par exemple, la gestion des éléments non catégorisés simplifie énormément le suivi. Plutôt que de chercher les erreurs dans plusieurs écrans, tout est visible directement dans le tableau.
Autre point intéressant : la gestion spécifique de la TVA. Aujourd’hui, les paiements de TVA sont isolés pour éviter les doublons. À terme, l’objectif est d’aller encore plus loin en automatisant complètement leur intégration dans le prévisionnel.
Ce que les utilisateurs attendent (et ce qui arrive)
Le webinar a permis de faire remonter les attentes prioritaires des utilisateurs, et certaines tendances sont très claires.
Parmi les fonctionnalités les plus demandées, on retrouve notamment :
- la comparaison entre le prévisionnel et le réalisé ;
- une estimation automatique de la TVA à payer ;
- une vision hebdomadaire (voire journalière) de la trésorerie ;
- l’intégration des remboursements d’emprunt ;
- l’import de fichiers Excel pour éviter la ressaisie ;
- la gestion de plusieurs scénarios.
Ces attentes montrent que les utilisateurs veulent aller plus loin dans l’analyse et la projection, pas seulement dans la visualisation.
Bonne nouvelle : certaines de ces fonctionnalités sont déjà en cours de développement, notamment la comparaison réalisé vs prévisionnel.
Vers un outil de trésorerie de plus en plus complet
Au-delà des prochaines évolutions, la vision long terme est assez claire.
Pennylane veut progressivement enrichir le module avec de nouvelles sources de données : devis, bons de commande, demandes d’achat, paie… Tout ce qui peut avoir un impact sur la trésorerie a vocation à être intégré.
D’autres sujets plus avancés sont également évoqués, comme la gestion multi-entités (vision groupe), les exports pour les banques ou encore une meilleure prise en compte des comportements de paiement clients (type DSO).
L’idée est de construire un outil qui ne se contente pas de suivre le passé, mais qui aide réellement à anticiper et décider.
Ce qu’il faut retenir
Le module de trésorerie de Pennylane n’est pas encore un produit “fini”, mais il pose des bases très solides.
Aujourd’hui, il permet déjà de centraliser les données, de structurer les flux et de construire un prévisionnel enrichi automatiquement. C’est un gain de temps important et une première étape vers un pilotage plus fiable.
Mais surtout, son potentiel est énorme. Grâce à la richesse des données disponibles dans Pennylane, l’outil peut évoluer rapidement vers quelque chose de beaucoup plus puissant.
Si la roadmap est tenue, on se dirige clairement vers un outil de trésorerie intégré, capable de rivaliser avec des solutions spécialisées… tout en restant beaucoup plus simple à utiliser. 🚀
✅ Réponses aux questions posées pendant le live
Aujourd’hui, le prévisionnel doit être saisi manuellement dans le module (avec des montants ponctuels ou récurrents). L’import d’un fichier Excel n’est pas encore disponible, mais c’est une fonctionnalité prévue dans la roadmap car très demandée.
Un modèle de catégories par défaut est bien proposé lors de l’activation. En revanche, l’utilisation de l’IA pour suggérer automatiquement des catégories ou sous-catégories n’est pas encore prévue, même si l’idée a été remontée comme intéressante.
Non, actuellement la vue est uniquement mensuelle. Cependant, une vision hebdomadaire (et potentiellement journalière) fait partie des évolutions envisagées et fortement demandées.
Oui, c’est fortement recommandé. Si les flux ne sont pas catégorisés, ils apparaissent dans une section dédiée “non catégorisée”, ce qui permet de les identifier facilement. Des règles automatiques peuvent aussi être mises en place pour gagner du temps.
Pas encore. Cette fonctionnalité est identifiée comme importante et fait partie des évolutions envisagées pour mieux refléter la trésorerie globale, y compris placée.
Ce n’est pas encore disponible de manière aboutie. Le besoin est bien identifié, mais le format optimal pour ce type d’export est encore en cours de réflexion.
Pas encore dans le module actuel. Pennylane travaille d’abord sur les fondations multi-entités, et la consolidation de trésorerie viendra dans un second temps.
Non, aujourd’hui le prévisionnel repose principalement sur les factures clients et fournisseurs. L’intégration des autres flux (devis, commandes, etc.) est prévue à terme pour enrichir encore la projection.
Pas encore directement dans le tableau, mais cette fonctionnalité est en cours de développement. Elle permettra de visualiser les écarts entre prévu et réel, en valeur et potentiellement en pourcentage.
Pas encore de manière native dans le module. Cependant, des connecteurs existent côté comptabilité, et l’intégration automatique des données de paie dans la trésorerie fait partie des pistes d’évolution.
Une nouvelle fonctionnalité de paiements multi-échéances est en cours de déploiement. Elle permettra de découper une facture en plusieurs paiements avec des dates et montants différents, ce qui facilitera la gestion de ces cas.
Pas encore dans le module de trésorerie, même si ces données existent déjà côté comptabilité. L’objectif est de les exploiter prochainement pour enrichir automatiquement le prévisionnel.
Oui, mais cela nécessite de créer des sous-catégories spécifiques (par fournisseur par exemple). Le niveau de détail dépend du paramétrage choisi par l’utilisateur.
Pas encore de manière avancée. Aujourd’hui, le module se base sur la date d’échéance des factures. Une évolution est en cours pour permettre de définir une date de paiement attendue, puis à terme d’automatiser cela selon les habitudes de paiement.