Replay Webinar : Sage 100 – La Réforme sur la Facturation Électronique
En Bref
Ce webinar animé par Sylvain de BLC et Emmanuel de Sage aborde la réforme de la facturation électronique (RFE) qui entrera en vigueur en septembre 2026. Elle vise à lutter contre la fraude à la TVA en imposant des formats électroniques normalisés. Sage, désormais plateforme agréée (PA) et solution compatible (SC), propose un accompagnement complet via ses logiciels (Sage 100, Intacct, etc.) pour faciliter cette transition. Le duo présente également Sage Connect, un portail collaboratif pour suivre les factures, ainsi que ACS, un outil complémentaire de comptabilisation automatique. Ils insistent sur l’importance de se préparer rapidement, de mettre à jour ses logiciels, d’analyser ses processus actuels, et de s’inscrire à la phase pilote dès février 2026. En résumé, la réforme est une opportunité de digitalisation, à condition de s’y préparer dès maintenant pour éviter les sanctions.
📌 Une réforme incontournable à l’horizon 2026
La réforme de la facturation électronique, c’est plus qu’un simple changement administratif : c’est une évolution structurelle majeure pour toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA. Elle vise principalement à lutter contre la fraude fiscale, mais ouvre aussi la voie à une automatisation des déclarations fiscales, une meilleure traçabilité, et une digitalisation complète des flux de facturation.
Dès septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques, et certaines devront aussi être en capacité de les émettre. Le déploiement se fera de manière progressive :
- Les grandes entreprises commenceront à émettre dès septembre 2026.
- Les PME et TPE auront jusqu’à septembre 2027 pour s’y conformer.
- L’e-reporting, c’est-à-dire l’envoi de données de facturation à l’administration, devra être réalisé tous les 10 jours.
Il ne s’agit donc pas seulement d’un sujet comptable ou informatique, mais bien d’un enjeu global qui implique toute l’organisation.
🧠 Sage : une solution prête et agréée pour vous accompagner
Dans ce contexte, Sage s’est positionné comme un acteur de confiance. La solution a été officiellement agréée par l’État en tant que Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP), désormais appelée Plateforme Agréée (PA). En plus de cela, ses outils sont compatibles avec les formats électroniques réglementaires (Factur-X, CII, UBL), ce qui en fait aussi une Solution Compatible (SC).
Cela signifie concrètement que si vous êtes déjà utilisateur de Sage (en comptabilité ou gestion commerciale), vous êtes sur la bonne voie. L’écosystème Sage a été conçu pour :
- Intégrer nativement la facturation électronique dans vos flux existants
- Assurer la conformité légale de vos documents
- Suivre en temps réel l’état de chaque facture (émise, transmise, encaissée, refusée…)
Ce n’est pas un simple ajout technique, mais une transformation de fond intégrée à l’ensemble des solutions, de Sage 100 à Sage Intacct en passant par Sage X3.
💡 Sage Connect : un portail pour tout voir en un coup d’œil
Pour centraliser la gestion des factures électroniques, Sage propose Sage Connect, un nouveau portail collaboratif qui joue un rôle clé dans le processus.
Grâce à Sage Connect, vous pouvez :
- Suivre le cycle de vie de vos factures (envoyées, en attente, encaissées, rejetées…)
- Visualiser les documents de manière claire, même sans accès à Sage directement
- Recevoir des notifications et envoyer des relances automatiques
- Gérer les échéances et le recouvrement de manière proactive
Pensé comme un outil transversal, Sage Connect est accessible à différents profils dans l’entreprise. Il devient ainsi un véritable centre de pilotage de votre facturation, avec en plus des évolutions prévues comme le paiement fournisseur intégré.
🧰 Se préparer efficacement en trois étapes
Pour réussir sa transition vers la facturation électronique, il est essentiel de suivre une démarche structurée. Voici les trois étapes clés à ne pas négliger :
1. Audit de votre système d’information
Avant tout, il est crucial d’identifier les logiciels et outils utilisés en interne : logiciels de facturation, de comptabilité, d’encaissement (comme Stripe ou PayPal), mais aussi les flux d’échange de données. Cela permet de repérer les zones à adapter pour que tout soit conforme aux nouvelles exigences.
2. Vérification et mise à jour de vos données
La qualité de vos données clients et fournisseurs est un point de vigilance majeur. Pour vous aider, Sage propose un outil de contrôle automatique appelé Sage Data Conformity Check. Celui-ci détecte les erreurs sur les SIRET, les numéros de TVA, les adresses, les codes pays, etc. Des API intégrées permettent même de récupérer automatiquement les informations officielles grâce à des services comme Sirene ou VIES.
3. Inscription à la plateforme agréée
C’est une obligation légale : chaque entreprise doit être inscrite sur une plateforme agréée (comme celle de Sage). Cette inscription est simple et peut se faire directement depuis le logiciel Sage. Si besoin, un mandat peut être confié à BLC pour s’en charger à votre place. Attention, chaque société doit être inscrite séparément, même en cas de multi-entreprises.
📥 Réception et 📤 émission des factures électroniques avec Sage
Dès septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques. Dans Sage, la réception est fluide : les factures sont affichées avec leur PDF et leurs données détaillées. Le système peut les rapprocher automatiquement des bons de commande ou de livraison. L’utilisateur peut alors valider ou refuser la facture, en choisissant un motif précis dans une liste conforme à la loi.
Concernant l’émission, tout est pensé pour que cela reste simple. Depuis Sage 100 Gestion Commerciale, un simple bouton permet d’envoyer les factures à Sage Connect, puis à la plateforme agréée. Il est possible de traiter les envois en masse pour gagner du temps. À noter : une fois envoyée, une facture ne peut plus être modifiée. En cas d’erreur, il faut passer par un avoir.
Les statuts de transmission sont visibles dans Sage, et la traçabilité est complète. Cela garantit à l’entreprise une conformité totale, sans surcharge de travail.
🧩 Et si vous utilisez un autre outil de facturation ?
De nombreuses entreprises utilisent Sage uniquement pour la comptabilité, mais pas pour la facturation. Dans ce cas, la solution s’appelle Sage Automatisation Comptable (ACS).
ACS permet de récupérer les factures émises depuis un autre logiciel (même s’il n’est pas Sage), qu’elles soient au format PDF, CSV, ou même Factur-X. Il les contrôle, les convertit automatiquement au bon format (UBL), puis les transmet à la plateforme agréée.
Mais ce n’est pas tout : ACS permet aussi de comptabiliser les factures automatiquement, à la ligne, en appliquant des règles personnalisées. Vous pouvez par exemple indiquer que si le mot « Montage » figure dans la facture, il doit être imputé au compte 604. Un vrai gain de temps et de fiabilité !
L’outil propose également un workflow de validation à plusieurs niveaux, et une GED intégrée pour classer automatiquement les documents dans les bons dossiers.
En résumé, ACS permet de rester dans la conformité tout en conservant vos outils actuels.
🧪 La phase pilote : un test grandeur nature avant l’obligation
À partir du 26 février 2026, Sage ouvre une phase pilote à ses utilisateurs. Le but est de simuler en conditions réelles le fonctionnement de la facturation électronique, sans que les documents ne soient envoyés à l’administration.
Cette phase de test est fortement conseillée, car elle permet de vérifier les paramétrages, d’anticiper les éventuelles erreurs, et de se former tranquillement, sans stress. Elle s’adresse en priorité aux entreprises ayant une facturation simple, mais d’autres cas seront intégrés progressivement.
S’inscrire tôt permet aussi de bénéficier de l’accompagnement BLC et de s’assurer d’une montée en charge progressive jusqu’à l’échéance.
✅ Réponses aux questions posées pendant le live
L’accès est en cours de déploiement, mais déjà disponible pour les utilisateurs de la version 12.10 et ceux inscrits à la phase pilote.
Non. Chaque société doit être inscrite séparément sur la plateforme agréée, même si vous gérez plusieurs structures dans un même compte.
Il est possible de saisir les informations manuellement. Bientôt, Sage se connectera automatiquement à l’annuaire pour récupérer les données.
Certains (comme Free ou Bouygues) enverront directement leurs factures à la plateforme. Pour d’autres comme Amazon, il faudra importer les documents dans ACS ou les récupérer manuellement.
Il est recommandé de transmettre la facture au plus tôt après son émission, notamment pour rester cohérent avec les règles de TVA collectée.
Sur la plateforme agréée Sage, elles sont disponibles pendant 90 jours. Pour une conservation longue durée, il faut utiliser ACS ou une solution d’archivage complémentaire.